Comment utiliser le calculateur de période d’essai
Le calcul de la période d’essai dépend de trois éléments : le type de contrat, la catégorie du salarié et la date de début. Choisissez d’abord CDI ou CDD. Pour un CDI, indiquez la catégorie (ouvrier ou employé, agent de maîtrise ou technicien, cadre) et précisez si un renouvellement est envisagé. Pour un CDD, saisissez la durée du contrat en semaines. Renseignez enfin la date du premier jour de travail.
L’outil affiche la durée de l’essai, sa date de fin et un rappel des délais de prévenance à respecter si l’employeur ou le salarié met fin au contrat pendant cette période.
Durée de la période d’essai : les règles appliquées
En CDI, l’article L1221-19 du Code du travail fixe la période d’essai à 2 mois pour les ouvriers et employés, 3 mois pour les agents de maîtrise et techniciens, 4 mois pour les cadres. Le renouvellement n’est possible qu’une seule fois, s’il est prévu à la fois par un accord de branche étendu et par le contrat de travail (article L1221-21), dans la limite de 4, 6 et 8 mois renouvellement compris.
En CDD, l’article L1242-10 retient une règle proportionnelle : 1 jour d’essai par semaine de contrat, dans la limite de 2 semaines si le contrat dure 6 mois au plus, et d’1 mois au-delà. Dans tous les cas, la période d’essai se décompte en jours calendaires : samedis, dimanches et jours fériés comptent. Pour une durée exprimée en mois, le décompte se fait de date à date, comme le montre l’exemple ci-dessous.
Exemple de calcul de période d’essai
Avec les valeurs par défaut, un employé en CDI qui commence le lundi 2 novembre 2026, sans renouvellement, a une période d’essai de 2 mois. Elle prend fin le vendredi 1er janvier 2027 au soir, même si ce jour est férié. Si le renouvellement est prévu et appliqué, la durée totale passe à 4 mois et la fin est repoussée au lundi 1er mars 2027.
Pour un CDD de 26 semaines, soit 6 mois, la règle d’1 jour par semaine donnerait 26 jours. Le contrat ne dépassant pas 6 mois, la durée est plafonnée à 2 semaines, soit 14 jours. Commencé le lundi 2 novembre 2026, cet essai s’achève le dimanche 15 novembre 2026 au soir.
| Catégorie (CDI) | Durée | Fin pour un début le 2 novembre 2026 | Maximum renouvellement compris | Fin avec renouvellement |
|---|---|---|---|---|
| Ouvrier, employé | 2 mois | vendredi 1er janvier 2027 | 4 mois | lundi 1er mars 2027 |
| Agent de maîtrise, technicien | 3 mois | lundi 1er février 2027 | 6 mois | samedi 1er mai 2027 |
| Cadre | 4 mois | lundi 1er mars 2027 | 8 mois | jeudi 1er juillet 2027 |
La période d’essai d’un cadre embauché le 2 novembre 2026 peut ainsi courir jusqu’au 1er juillet 2027, à condition que le renouvellement soit prévu et mis en œuvre.
Rupture de la période d’essai : les délais de prévenance
Mettre fin à l’essai suppose de respecter un délai de prévenance, qui dépend du temps de présence du salarié. Pour l’employeur, il est fixé par l’article L1221-25 ; pour le salarié, par l’article L1221-26.
| Temps de présence | Rupture par l’employeur | Rupture par le salarié |
|---|---|---|
| Moins de 8 jours | 24 heures | 24 heures |
| Entre 8 jours et 1 mois | 48 heures | 48 heures |
| Après 1 mois | 2 semaines | 48 heures |
| Après 3 mois | 1 mois | 48 heures |
Erreurs fréquentes sur la période d’essai
Compter en jours ouvrés est l’erreur la plus répandue : la période d’essai court en jours calendaires, week-ends et jours fériés inclus. Autre confusion, le renouvellement n’a rien d’automatique : sans accord de branche étendu qui le prévoit et sans clause au contrat, l’essai ne peut pas être renouvelé.
En CDD, on oublie souvent le plafond : la règle d’un jour par semaine s’applique dans la limite de 2 semaines ou d’1 mois selon la durée du contrat. Côté salarié, quitter l’entreprise pendant l’essai impose de respecter le délai de prévenance de 48 heures, ou de 24 heures avant 8 jours de présence ; le générateur de lettre de démission propose un modèle adapté à cette situation.
Pour la suite du contrat, le calcul de l’ancienneté mesure la durée de présence du salarié, et le calcul de l’indemnité de licenciement chiffre l’indemnité légale à partir de cette durée.
Le résultat est indicatif. La convention collective ou le contrat peuvent prévoir des dispositions plus favorables au salarié ; le contrat de travail et les textes officiels font foi.